Les schizophrénies
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Mardi 9 septembre 2003 à 23H, France3 a diffusé un reportage très intéressant sur la schizophrénie.
A travers des rencontres avec des hommes et des femmes souffrants de ce trouble, les différents visages de la schizophrénies nous sont présentés. Ce reportage leur donne la parole. Par la description de leurs expériences de délire, de violence, de modification des perceptions, ils s’expriment sur le vécu de leur trouble avec leur recherche d’explication.
Daniel nous raconte l’apparition de son premier délire. Des idées de grandeurs, une sensation d’avoir une mission lui a fait perdre le sens de sa journée. Ce qu’il devait faire pendant la journée lui a complètement échappé. Il est parti errer sans but apparent dans les rues de paris et s’est jeté dans la Seine. Les pompiers l’ont amené à sa première hospitalisation en psychiatrie.
Pour lui la schizophrénie c’est s’identifier à un acte ou un objet et s’y perdre dedans, exemple : il décrit une de ses conduite à risque sur le périphérique parisien, car il s’est identifié à cette conduite à toute vitesse sans prendre en compte les éléments de réalité comme le danger...Daniel nous dit qu’il a du mal à gérer sa solitude.
Un couple nous parle de l’importance du traitement médicamenteux : essentiellement des neuroleptiques. Ils font partie intégrante de leur vie. Le couple a essayé plusieurs fois d’arrêter car cela est contraignant. Mais les délires reprennent, la violence aussi, pour lui. Il y a les médicaments correcteurs à prendre aussi car les neuroleptiques provoquent des effets secondaires parfois gênants. Pour, elle, la schizophrénie c’est parler toute seule, avoir des bouffées délirantes et se renfermer sur elle même. Lui, ne se sent pas malade, il a juste des problèmes de violence. Il est dans le déni de la maladie : c’est à dire le refus. A la fin du reportage, il caractérise son trouble comme « une maladie des boyaux de la tête »
Globalement, on retrouve dans la schizophrénie :
Le repli sur soi
La peur des autres
Des difficultés pour soutenir une parole sans contradiction
Des difficultés pour exprimer des émotions claires, sans ambivalence
La présence d’hallucinations...
Il y a encore 30 ans, schizophrénie signifiait hospitalisation. Maintenant, il y a des alternatives avec des suivis en ambulatoire (en ville), à l’hôpital de jour... Le couple précise que l’on ne guérit pas encore mais il semble qu’ensemble ils essayent de gérer leurs souffrances.
Le terme de maladie utilisé dans le reportage est à comprendre comme synonyme de trouble et de souffrance qui envahit toute leur vie car l’étiologie de ce trouble n’est pas encore définie. (nous ferons le point dessus dans une prochaine présentation d’article).
