signifie l'origine
concerne les filles, régression après au moins 6 mois de développement normal, on retrouve le tableau de l’autisme.
forme classique décrit au début du thème, appelé aussi autisme de Kanner
tableau de l’autisme qui se constitue après deux années de développement normal.
tableau clinique de l’autisme mais se différencie de la forme classique par un développement du langage et un fonctionnement cognitif non retardé. Cependant le langage bien que développé comporte des anomalies.
tous les autres troubles envahissants de la personnalité ne répondant pas aux syndromes précédemment énoncés
LES SYNDROMES AUTISTIQUES

L’autisme est un syndrome : c’est un ensemble de symptôme qui se regroupe au sein d’un même tableau clinique.
On ne parle pas de maladie car les scientifiques n’ont pas encore identifié "l’étiologie" de ce trouble.

Définition

Le syndrome autistique infantile est un trouble global et précoce du développement : cognitif, social et affectif. Les signes doivent apparaître avant l’age de 3 ans.

1 Les interactions sociales sont perturbées en quantité et en qualité ( l’enfant dévie le regard, ne répond pas aux sourires de la mère, ne tend pas les bras..).
2 Altération de la communication : verbale et non verbale
3 Comportements répétitifs, stéréotypés, ritualisés comme un attachement spécifique à un objet insolite, utilisation inappropriée des objets…

A ces signes s’associent régulièrement des conduites alimentaires perturbées, des comportements agressifs ( contre les autres et ou contre eux même ), des perturbations du sommeil…

TROUBLE DES INTERACTIONS SOCIALES
L’enfant semble indifférent à son entourage et n’essaye pas de rentrer en relation avec autrui. Par exemple, il ne réagit pas à l’appel de son prénom, ce qui peut faire évoquer un problème de surdité qui doit être éliminé..
La communication non verbale comme la gestuelle et les mimiques est absente ou utilisée de manière inappropriée comme rire sans raison apparente ou sourire le regard dans le vague alors qu’il ne sourit pas en réponse à un sourire.
L’enfant cherche très peu le contact des autres. Il ne parvient pas à jouer aux jeux en groupe.


TROUBLE DU LANGAGE
Le trouble du langage peut prendre de multiples formes : grande variabilité d’un enfant à l’autre. Cela va du langage inexistant dans les formes les plus graves à des formes très évolués de langage mais on retrouve toujours un point commun : le langage ne semble pas avoir de valeur communicative.
Le langage peut comporter les anomalies suivantes :
-des écholalies immédiates : l’enfant répète en écho ce qu’il entend
-des écholalies différée : répétition inlassables d’une phrase sortie de son contexte comme dans le film Rayman ou l’acteur Dustin Hoffman répète en boucle dans des moments de stress un début de sketch entendu à la télévision ; « qui est le joueur de première base…. ».
- des créations de mot ( néologisme) ou d’expression.
- Le rythme, l’intonation et le volume peuvent ne pas correspondre à ce que l’on attend habituellement.

SUR LE PLAN COMPORTEMENTAL,
L’enfant ayant des troubles autistiques peut rester
- immobile et inactif pendant un long moment
- avoir des comportement stéréotypés comme des mouvements de balancement, mouvements des mains
Toute modifications de son environnement est susceptible de déclencher des réactions d’angoisses avec des manifestations violentes contre autrui et ou eux même.
Les changement sont mal supportés ; pour reprendre notre personnage de Rayman, il a besoin de manger exactement ce qu’il a l’habitude de manger à chaque repas ou de regarder ses émissions de télévision. Dès qu’un contexte nouveau perturbe ces habitudes et exige une adaptation, il se met à paniquer comme au moment où dans le film, l’alarme à incendie se déclenche dans la cuisine.


Un peu d’histoire :

Le terme d’autisme est utilisé pour la première fois par Eric Bleuler en 1908. Il utilise ce terme pour caractériser le retrait social observé dans un groupe de schizophrènes.
Bleuler utilise ce terme en tant que symptôme c’est à dire un élément observable parmi d’autres.
Le terme d’autisme, à l’heure actuelle est utilisé pour désigner soit un symptôme qui peut faire partie de syndromes divers, soit désigner un syndrome ( regroupant un ensemble de symptômes).
Kanner en 1943 et Asperger en 1944 reprennent le terme pour parler d’un nouveau tableau clinique pour l’époque, qui regroupe :
- le retrait social
- la résistance aux changements
- l’intérêt particulier pour des objets.
Les enfants observés par Kanner avaient un langage réduit alors que ceux d’asperger s’exprimaient bien.
En 1966, Andreas Rett décrit des comportements de type autistiques suite à une régression du développement , présent que chez les filles.

Le diagnostic :

Le diagnostic d’autisme infantile se fait selon des critères regroupés dans des classifications des maladies mentales comme le D.S.M ( diagnostic statistic mental, classification américaine) et le C.I.M ( classification internationalle des maladies, européennes).
Actuellement, l’autisme est classé dans une grande catégorie : celle des troubles envahissants du développement ( T.E.D).
Prenons le D.S.M, dans l’une des dernières éditions, la catégorie des T.E.P regroupe :
-l’autisme
-Le syndrome de Rett
- Trouble désintégratif de l’enfant ou syndrome de Heller
- Syndrome d’Asperger
Les personnes atteintes par ce syndrome développent des intérêt spécifiques qui deviennent leur sujet de conversation essentiel. Pour reprendre notre personnage de Rain Man, il connaissait tous les avions qui s’étaient écrasés : compagnie, date…ainsi que l’annuaire téléphonique…tout ce qui avait un rapport de près ou de loin avec les chiffres.
- Les T.E.P non spécifiques

Les Pistes de recherches concernant l’étiologie.


Il y a grossièrement deux courants sur les recherches des origines de l’autisme : ceux défendant les théories plutôt psychologiques, c’est à dire que l’autisme serait une réaction de l’enfant en réponse à une relation pathogène avec l’entourage. ( Bettelheim, souvent critiqué mais très utile à lire, sa théorie ayant de l’intérêt, libre à chacun d’y adhérer ou pas mais on ne peut faire l’économie de ses réflexions).
Ceux défendant les théorie plutôt génétiques. Avec le développement depuis ces dernières années des techniques d’analyses médicales, les chercheurs cherchent dans le médical une explication à l’autisme. Il semble en effet important, d’explorer toutes les pistes de recherches afin d’ajuster les traitements et la prévention par la suite.


ATTENTION :
Quelque soit la véritable étiologie qui n’est d’ailleurs certainement pas aussi tranchée, ce trouble autistique provoque des difficultés mère enfant ( qu’elles en soient les causes ou conséquences) qu’il faut prendre en charge le plus tôt possible : pour aider les parents et l’enfant , en évitant le rejet de l’enfant, une trop grande culpabilité, éviter que les parents s’isolent dans leurs souffrances…Le couple parent enfant a besoin d’un médiateur. Enfin, il est important de dire que le type de prise en charge comme les médicaments ou prise en charge psychologique ne nous indique rien sur l’étiologie du trouble. Les professionnels essayent juste de traiter les souffrances, ce qui ne les explique pas pour autant.

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